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Municipales 2026 à Clermont-Ferrand : Julien Bony (LR) élu maire et met fin à plus d'un siècle de gauche

Municipales 2026 à Clermont-Ferrand : Julien Bony (LR) élu maire et met fin à plus d'un siècle de gauche

Publié le 23 mars 2026
Crédit photo : 📸 villedeclermontfd

Clermont-Ferrand bascule à droite : Julien Bony (LR) remporte les municipales 2026 avec 50,90% des voix face à Olivier Bianchi (PS). Fin d'un siècle de gauche à Clermont-Ferrand.

C'est une première depuis 1944. Julien Bony (Les Républicains) a été élu maire de Clermont-Ferrand le dimanche 22 mars 2026 au second tour des élections municipales, avec 50,90% des voix. Il bat le maire sortant Olivier Bianchi (PS), qui briguait un troisième mandat après douze ans à la tête de la ville. Après plus d'un siècle de socialisme à Clermont-Ferrand, la capitale auvergnate bascule à droite. Officiellement installé vendredi 27 mars, Julien Bony a annoncé ses premières mesures.

Dimanche 22 mars 2026, 20 heures. Dans le QG de campagne de Julien Bony à Clermont-Ferrand, les cris fusent, l'émotion explose. La droite clermontoise vient de réaliser l'impensable : renverser plus d'un siècle de domination socialiste dans la capitale auvergnate. Avec 50,90% des voix au second tour, le candidat Les Républicains s'impose face au maire sortant Olivier Bianchi (PS), qui ne parvient pas à décrocher un troisième mandat. Une bascule historique qui marque la fin d'une ère à Clermont-Ferrand, où aucun maire de droite n'avait été élu depuis la Libération en 1944.

Ce qui s'est passé à Clermont-Ferrand

Résultats du second tour des municipales 2026 à Clermont-Ferrand (22 mars 2026) :

  • Julien Bony (LR - union de la droite et du centre) : 50,90% des voix → ÉLU MAIRE
  • Olivier Bianchi (PS - union de la gauche avec LFI) : 45,45%
  • Antoine Darbois (extrême droite) : 3,64%

Écart entre les deux candidats : plus de 2 300 voix.

Au premier tour (15 mars 2026), la droite était déjà arrivée en tête :

  • Julien Bony (LR) : 33,95% → qualification
  • Olivier Bianchi (PS) : 29,99% → qualification
  • Marianne Maximi (LFI) : 17,01% → fusion avec Bianchi au 2nd tour
  • Antoine Darbois (extrême droite) : 11,29% → maintien au 2nd tour

Entre les deux tours, une « fusion technique » sans accord programmatique a eu lieu entre Olivier Bianchi (PS) et Marianne Maximi (LFI) pour tenter de contrer la droite.

Le candidat de l'extrême droite, Antoine Darbois, s'était maintenu au second tour et avait tendu la main à Julien Bony, qui avait refusé.

Au second tour, le RN s'est effondré (3,64%), et une partie des voix s'est reportée sur Julien Bony, permettant à la droite de l'emporter.

Vendredi 27 mars 2026 : installation officielle

Lors du conseil municipal d'installation, Julien Bony a été officiellement élu maire de Clermont-Ferrand avec 42 voix (contre 9 pour Olivier Bianchi et 4 pour Marianne Maximi).

Il a porté l'écharpe tricolore pour la première fois et a annoncé ses premières décisions.

Pourquoi c'est important à Clermont-Ferrand

1. La fin de plus d'un siècle de gauche

Clermont-Ferrand était dirigée par des maires socialistes depuis 1944, soit plus de 80 ans. Aucun maire de droite n'avait été élu depuis la Libération.

Olivier Bianchi, maire depuis 2014, était à la tête de la ville depuis 12 ans et briguait un troisième mandat.

Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, Clermont-Ferrand a un maire de droite.

2. Un bastion socialiste historique qui tombe

Clermont-Ferrand était l'un des derniers bastions socialistes en France. Cette bascule s'inscrit dans un mouvement national de recul de la gauche dans ses fiefs historiques.

Comme le constate Olivier Bianchi lui-même : « Il y a un mouvement national de droitisation. On le voit partout. L'usure du pouvoir existe. »

3. Un effet domino dans le Puy-de-Dôme

Avec Clermont-Ferrand, c'est tout le département qui bascule à droite :

  • Cournon-d'Auvergne, deuxième ville du Puy-de-Dôme, tombe également
  • Riom : la députée socialiste Christine Pirès-Beaune perd son pari
  • Dans toutes les grandes villes du département, la droite enchaîne les victoires

4. Un enjeu pour la métropole

L'élection du futur exécutif de la Métropole de Clermont-Ferrand aura lieu le 24 avril 2026.

Julien Bony a confirmé qu'il ne briguera pas la présidence de la métropole, préférant se consacrer pleinement à la ville. Néanmoins, il ne cache pas qu'un élu clermontois à la tête de la collectivité serait « assez légitime par rapport au poids politique de la ville de Clermont ».

Ce que l'on sait précisément

Résultats définitifs du second tour (22 mars 2026) :

  • Julien Bony (LR) : 50,90% → élu maire
  • Olivier Bianchi (PS) : 45,45%
  • Antoine Darbois (extrême droite) : 3,64%
  • Écart : plus de 2 300 voix

Installation officielle (27 mars 2026) :

  • Vote du conseil municipal : 42 voix pour Julien Bony, 9 pour Olivier Bianchi, 4 pour Marianne Maximi
  • Conseil municipal d'installation d'une durée de 2h30
  • Première mesure symbolique : visite à la police municipale le jour même de l'installation

Profil de Julien Bony :

  • Candidat Les Républicains (LR), à la tête d'une liste d'union de la droite et du centre
  • « Je ne suis pas un professionnel de la politique », déclare-t-il
  • Premier maire de droite à Clermont-Ferrand depuis 1944

Composition de la nouvelle équipe municipale :

  • Nombre d'adjoints réduit de 21 à 12 (contre 21 sous Olivier Bianchi)
  • Économies annoncées : 200 000 euros par an sur les indemnités
  • Premier adjoint : Gérald Sertelet, ex-directeur départemental adjoint de la police nationale, en charge de la sécurité du quotidien et de la politique mémorielle

Les 12 adjoints au maire :

  1. Gérald Sertelet (sécurité du quotidien et politique mémorielle)
  2. Géraldine Bastien (urbanisme et cadre de vie)
  3. Stanislas Renie (commerce, artisanat et tourisme)
  4. Catherine Pinet-Tallon (culture et rayonnement international)
  5. Alexis Blondeau (santé, solidarités et politique de la ville)
  6. Valentine Tezenas du Montcel (vie locale et associative)
  7. Thomas Lorblanchet (sports)
  8. Fatima Bismir (enfance, jeunesse et vie étudiante)
  9. François Merlet (espaces publics et déplacements du quotidien)
  10. Bernadette Oleksiak (habitat, logement et transition écologique)
  11. Robert Pages (finances et économie sociale et solidaire)
  12. Cécile Laporte (égalité des droits et lutte contre les discriminations)

Fort renouvellement de l'équipe : « Beaucoup n'avaient jamais fait de politique », a souligné Julien Bony.

Premières déclarations de Julien Bony :

Au lendemain de sa victoire, invité de RCF Puy-de-Dôme, il a évoqué :

  • « Une profonde envie de changement » ressentie durant la campagne
  • Une « usure du maire sortant »
  • « L'absence d'alternance depuis des décennies »
  • Des mesures « crédibles » et « réalisables » par opposition aux « extrêmes »

Premières mesures annoncées :

  • Retour de l'éclairage public la nuit (décision qui nécessitera des discussions avec la métropole)
  • Pas d'arrêt des chantiers en cours, mais critique d'« une certaine précipitation et un manque de coordination »
  • Réouverture progressive de certains axes fermés, jugés « un peu arbitraires » et ayant rendu « les circulations beaucoup plus difficiles »

Réaction d'Olivier Bianchi :

  • « C'est dur d'être le premier à échouer à sa propre succession à Clermont-Ferrand »
  • « J'ai pourtant le sentiment de ne pas avoir démérité »
  • « Il y a un mouvement national de droitisation. On le voit partout. L'usure du pouvoir existe. »

Réaction dans le camp LR :

« On a écrit une page d'histoire », résume un proche de Julien Bony.

Julien Bony : « C'est un moment historique. Clermont n'avait jamais connu ça. Les électeurs ont parlé, ils veulent du changement, ils veulent des résultats. Nous allons remettre cette ville sur de bons rails. Rallumer la lumière. »

Pour Julien Bony :

Le nouveau maire de Clermont-Ferrand doit désormais « réunir ses équipes » et organiser la mise en œuvre de son programme.

Priorités annoncées :

  • Sécurité (premier adjoint issu de la police nationale, première visite à la police municipale)
  • Mobilité (réouverture progressive de certains axes, critique de la gestion des chantiers)
  • Économies de fonctionnement (réduction du nombre d'adjoints, 200 000 euros d'économies)

Il affirme vouloir se consacrer pleinement à la ville et ne pas briguer la présidence de la métropole.

Pour Olivier Bianchi et la gauche clermontoise :

Après plus d'un siècle de socialisme, la gauche perd Clermont-Ferrand. « C'est un KO », souffle un élu socialiste.

Olivier Bianchi devient le premier maire socialiste à échouer à sa propre succession à Clermont-Ferrand depuis 1944.

Pour la métropole :

L'élection du futur exécutif de la Métropole de Clermont-Ferrand aura lieu le 24 avril 2026. Avec la bascule de Clermont-Ferrand et de plusieurs grandes villes du Puy-de-Dôme, la métropole devrait également changer de camp.

Pour le Puy-de-Dôme :

Le département tout entier bascule à droite. Cournon-d'Auvergne, Riom, et plusieurs grandes villes tombent. C'est une véritable razzia de la droite dans le département.

Pour la politique nationale :

Clermont-Ferrand était l'un des derniers bastions socialistes en France. Sa chute s'inscrit dans un mouvement national de recul de la gauche et de « droitisation » constaté par Olivier Bianchi lui-même.

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