Rendre l’école encore plus accessible avec l’EMAS 63
L’équipe mobile d’appui à la scolarisation permet, en fait, de favoriser l’accessibilité à tous les élèves pour faire en sorte que l’école soit ouverte à tous. Toutes les personnes autour de nous méritent d’être citoyennes et de participer, au sens où participer c’est avoir des activités avec les autres.
Louise – Salut, moi c’est Louise, je suis conseillère technique à l’EMAS 63.
Laure – Donc salut, c’est Laure. Tu sais sans doute qu’il y a des dispositifs qui accompagnent des élèves en situation de handicap à l’école, mais je viens de parler d’un dispositif qui est l’équipe mobile d’appui médico-social à la scolarisation qui vient aussi appuyer et accompagner les personnes autour de ses élèves à l’école.
En Vrai – C’est quoi l’EMAS 63 ?
Laure – Le but, c’est d’amener de l’expertise médico-sociale dans les établissements de l’éducation nationale.
Louise – Ça veut dire concrètement que le médico-social qui est le secteur de l’éducation spécialisée de l’aide aux enfants avec handicap se rapproche de l’école pour qu’on puisse travailler ensemble pour améliorer leur parcours et leur quotidien.
Laure – On intervient aussi bien dans le public, dans le privé, milieu agricole et de la maternelle au lycée. On peut partir du bégayement à des troubles dys, à des troubles autistiques, à des difficultés aussi liées au comportement. Il y a des élèves qui sont laissés sur le côté, il y a des familles qui souffrent, il y a des personnes qui arrêtent de travailler pour s’occuper de leur enfant parce qu’ils ils ne sont pas scolarisés et donc effectivement, c’est vraiment la politique du petit pas et de participer en fait à ce changement de culture dans les lieux communs, dans le droit commun. C’est quelque chose qui m’anime. L’équipe mobile d’appui à la scolarisation elle est co-portée par huit établissements et services, dont cinq organismes gestionnaires qui permettent justement de couvrir tout le champ du handicap et donc il y a Itinova, OVE, APF France handicap et les PEP 63.
EV – Comment est votre lien avec les enseignants ?
Louise – Je trouve qu’ils nous apprennent autant. On est tout le temps en train de se dire : mais j’ai découvert une école, j’ai découvert un fonctionnement et on a échangé, et en fait de notre rencontre des idées sont nées. On s’occupe des enseignants, mais c’est eux qui mettent en place le plus gros, c’est-à-dire concevoir en classe une manière d’accueillir leurs élèves, une manière aussi de les aider à se corriger, j’ai du temps un peu dans l’ombre parce que je vais trouver des outils pour mettre à jour l’équipe sur justement les techniques qui peuvent être efficaces au quotidien dans la classe. Sur les lois aussi qui peuvent être modifiées, qui peuvent évoluer sur les nouveaux dispositifs du secteur, et puis je vais avoir du travail auprès des écoles au quotidien. Les personnes qui vont être le plus souvent auprès des écoles, ça va être justement les référentes d’intervention, mais moi je vais intervenir auprès d’elles et avec elles pour qu’on puisse faire des sensibilisations en binôme exemple, ou pour qu’on puisse mener des entretiens sur les besoins des enseignants et puis de toutes les équipes, qui va permettre de personnaliser aussi notre travail, que je me déplace en sensibilisation, que je fais des entretiens avec les enseignants ou que je vais voir des partenaires qui sont des acteurs clés pour le parcours des élèves.
EV – Un last mot ?
Laure – C’est qu’il y a des approches en fait pour rendre les apprentissages plus accessibles. Si un élève est déficient visuel et qu’on doit lui transformer ses documents en tel caractère et en telle grosseur, ça peut aussi servir à un autre élève qui a d’autres difficultés de compréhension ou d’autres difficultés pas forcément visuelles. Donc, en fait, c’est vraiment trouver des approches qui peuvent répondre à plusieurs particularités d’élèves exactement. Nous, c’est ça qu’on veut aussi faire comprendre. C’est qu’on travaille plus sur une on est plus sur une approche globale systémique, comme on dit de l’environnement. Plus que se focaliser sur un élève et sur une approche très biomédicale, on se focalise sur une déficience, alors qu’en fait, c’est un environnement qu’on peut changer s’adapter à tous.
Louise – Pour que, à toutes les étapes de la vie citoyenne ou des décisions à prendre, les personnes soient vraiment présentes.
Stagiaire Rédac'