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JUSTIN LABATTU, RÉALISATEUR DE « SANCY, LA DERNIÈRE ASCENSION »

JUSTIN LABATTU, RÉALISATEUR DE « SANCY, LA DERNIÈRE ASCENSION »

Publié le 13 avril 2025

JUSTIN LABATTU, RÉALISATEUR DE « SANCY, LA DERNIÈRE ASCENSION »

« Je suis un passionné de montagne et on s’est dit : « Allez, on se lance dedans. » Et finalement, au fur et à mesure des années, avec le mojo en lâchant rien du tout, on a fini par pouvoir raconter cette histoire ! »

Alors, l’histoire du film, c’est un jeune Auvergnat qui décide de faire la dernière fois l’ascension de son massif préféré et malgré qu’ils connaissent très bien ce volcan, il lui réserve encore quelques surprises. Des massifs uniques et diversifiés sur une tout petite zone géographique. Moi, je suis un passionné de montagne et on s’est dit : « Allez, on se lance dedans. » Et finalement, ben au fur et à mesure des années, avec le mojo en lâchant rien du tout, on a fini par pouvoir raconter cette histoire. On a réussi à faire ces images là où l’aigle a bien voulu voler.

 

Justin – Salut, c’est Justin, on va parler du docufiction : SANCY : La Dernière Ascension. Vous avez certainement vu un aigle royal survoler nos beaux volcans avec une GoPro sur le dos. Et ben ça, c’est l’intro du film. Et, on va parler de quelques anecdotes tout de suite avec Nino.

 

En Vrai – L’histoire de « SANCY : La Dernière Ascension » ?

 

J – Alors l’histoire du film c’est un jeune Auvergnat, donc Rémi, qui décide de faire la dernière fois l’ascension de son massif préféré avant de devoir faire ses études à l’étranger pour des raisons écologiques et malgré qu’il connaissent très bien ce volcan il lui réserve encore quelques surprises. C’était osé ! Pour moi, le Sancy c’est une zone géographique unique. Depuis l’âge de mes 10 ans, j’y vais tous les weekends, plusieurs fois par semaine, particulièrement en hiver. J’aime beaucoup cet endroit parce qu’il est donc volcanique, des massifs uniques et diversifiés sur une toute petite zone géographique avec un horizon extraordinaire et ça, à échelle humaine. C’est ça aussi qui est important, l’ascension du Sancy, c’est pas l’ascension de l’Everest. Mais c’est une ascension à échelle humaine pour moi. Et on se sent en famille en fait.

 

EV – D’où est venu ce projet fou ?

 

J – C’est vrai que c’est une genre de déclaration d’amour à l’Auvergne. Et donc l’idée vient de quand j’étais tout jeune, j’étais passionné de snowboard et de vidéos et petit à petit je me suis dit : « Comment faire un film où tout le monde s’intéresse au snow, même les non pratiquants ? ». Et c’est vrai que l’écologie, le sport permet ça. Donc, c’est là, le côté docufiction, c’est qu’il y a beaucoup d’informations sur notre belle Auvergne-là et qui est amené par une fiction et par le snowboard.

Des images, c’est vrai que moi j’en suis très content et très fier. De base, je me suis dit : « Voilà, il faut des images impactantes en ce qui concerne la faune Auvergnate pendant l’hiver ». Et il y avait une rumeur, une suspicion assez forte au final comme quoi il y a un couple d’aigles royaux dans le Massif du Sancy et Laurent (fauconnier) validait ça. J’ai réfléchi, je me suis renseigné sur Internet, j’ai vu qu’il y avait des tests avec des aigles pygargues avec une caméra sur le dos. Sauf qu’un aigle royal, c’est extrêmement dur d’avoir des images comme ça parce qu’ils sont très têtus. Avec donc les mois et les années, les collaborations avec finalement tous les trois, on a réussi à faire ces images-là où l’aigle a bien voulu voler, fallait lui mettre harnais sur mesure.

Ensuite, les aigles royaux ne volent pas. Quand on les sort de leur territoire, ils sont attaqués par tous les autres rapaces. C’est ce qui nous est arrivé. On a perdu l’aigle, il a fallu le retrouver avec le GPS. Du coup, il y avait plein de paramètres à prendre en compte.

Après, je vous conseille de regarder le film et de le recevoir à votre propre manière. On a tous notre chemin et notre évolution et on reçoit les choses différemment. Donc faut vraiment voir le film. C’est vrai que je pense que le Sancy a jamais été autant vu à travers les yeux de Tsar. Malheureusement, je pense que ces images sont rares aujourd’hui et vont très prochainement déjà être un témoignage du passé.

Stagiaire Rédac'

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