LES PERMANENCES JURIDIQUES GRATUITES
« Je crois que l’avocat, il faut un peu le désacraliser. Les gens ont peur d’aller dans un cabinet d’avocat, quelque soit leur tort, on ne mort pas, on n’est pas méchant. »
Voix Off En Vrai – Elle, c’est Isabelle Dubois. En gros, c’est la bosse des avocats et elle vient nous parler de son quotidien et des permanences qui ont été mises en place depuis le 12 septembre.
Isabelle Dubois – C’est juste un avocat qui est élu par l’ensemble des avocats d’un barreau pour à la fois les représenter, gérer l’ordre des avocats, tous les conflits entre avocats et clients, s’occuper de tout ce qui est relation avec les tribunaux.
En Vrai – C’est quoi le but d’une permanence ?
ID – Donc les permanences, et bien le but c’est de dire : « Voilà à Clermont, on a la chance d’avoir une très belle maison de l’avocat ». Et donc elle nous a permis de mettre en place un certain nombre de permanences pour permettre l’accès au droit aux plus loin du droit en fait.
EV – Ça veut dire que si j’ai un problème un jour, je peux y aller en fait ?
ID – Oui et non. Oui, parce qu’on a des permanences en lien avec le Centre d’accès au droit. Ces permanences-là, ce sont des permanences généralistes qu’on fait non pas à la Maison de l’Avocat mais dans les mairies, dans plein de lieux dans Clermont. Et puis, on a nos permanences à nous, auxquelles on a accès sur trois postes particuliers : le droit des victimes, le droit des mineurs et les litiges locataires/bailleur. Il y a évidemment la permanence pénale qui est la plus connue, c’est l’avocat commis d’office. Le droit au logement, c’est un droit important et pour une famille, le fait d’avoir son logement, ne pas se trouver expulsée, c’est vraiment quelque chose d’important. Et le troisième volet de nos permanences, ce sont les permanences à destination des mineurs. Je suis très attachée à ce volet-là. Tous les mercredis, y compris les vacances scolaires, il y a un avocat à la Maison de l’Avocat entre 14h et 16h qui va recevoir.
EV – Quelqu’un qui a peur des permanences, tu lui dis quoi ?
ID – Il peut venir sans crainte, qu’il y sera toujours bien accueilli, qu’il y recevra un conseil et que très franchement, il n’aura aucune obligation à l’issue de cette permanence, donc venez !
EV – Tu as une anecdote atypique ?
ID – Le premier mineur que j’ai reçu il y a 32, 33 ans.
EV – Qui est du coup plus du tout mineur maintenant.
ID – Ah maintenant, il n’est plus du tout mineur, non. Il avait 12 ou 13 ans et il avait vu que les avocats recevaient les mineurs dans Femme Actuelle. Il y avait un petit article, et donc il est arrivé à mon bureau. Je ne sais pas comment, parce qu’il voulait être entendu dans le cadre d’une procédure de divorce entre ses parents. Ça n’existait pas à l’époque, donc je ne savais pas trop comment faire ça. J’ai demandé son audition, j’ai écrit au juge en disant : « Voilà, je voudrais qu’il soit entendu ». J’ai envoyé la copie de ma lettre aux deux avocats des parents, il y en a un qui me l’a littéralement jetée au visage le jour de l’audience et quand je dis littéralement, c’est littéralement. Voilà, maintenant les enfants sont entendus sans problème dans toutes les procédures qui concernent la séparation de leurs parents.
EV – Un Last Mot ?
ID – Un seul mot, suivez-nous sur les réseaux sociaux l’ : Ordre des avocats (Facebook et LinkedIn), ordredesavocats63 (X, Instagram). On est sur tout !
Stagiaire Rédac'