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👶 Bébé boude : mais pourquoi l’Auvergne fait moins de gosses ?

👶 Bébé boude : mais pourquoi l’Auvergne fait moins de gosses ?

Publié le 3 juin 2025

👶 Bébé boude : mais pourquoi l'Auvergne fait moins de gosses ?

Autrefois, on faisait des enfants comme on achetait une baguette : sans trop réfléchir. Aujourd’hui ? C’est plus « on verra quand j’aurai le temps, l’argent, une maison, et fini toutes mes séries Netflix ».

Bref, bébé n’est plus la priorité n°1. Alors, on a pris notre micro et on est allés demander aux Clermontois pourquoi on laisse bébé dans un coin.

🎙️ “Nos animaux de compagnie, c’est nos bébés maintenant”

Pas le temps, pas l’envie, pas la motiv’ pour gérer un mini-humain. En attendant, Georges et Myrtille remplissent le contrat (chacun·e son goût en matière de blazes).

« Franchement, mon chien me prend déjà toute mon énergie. Il est comme un gosse, sauf qu’il est poilu et bouffe mes baskets », affirme une dog mom.

« On est une génération où l’on fait passer d’autres choses avant, notamment […] les animaux. Ce sont nos premiers bébés », partage une autre dog mom.

🍼 “Y’a tellement de trucs à faire avant…”

Ce que disent les jeunes, ce n’est pas un “non” à la parentalité. C’est plutôt :👉 « Pas tout de suite. »👉 « Pas dans ces conditions. »👉 Et parfois seulement : « Pas du tout. »

Voyager, se stabiliser, lancer sa boîte, profiter de sa liberté… Tout ça passe avant de s’engager dans quelque chose d’aussi lourd qu’un enfant.Et puis, faut-il encore être deux : à l’ère des écrans, des applis et des relations éclair, les rencontres se font plus rares — et les projets de famille aussi.

« Je veux voyager, bosser, me sentir stable. Un enfant, c’est pas un accessoire, c’est un engagement énorme », confie un jeune actif.

« On est plus dans le monde du travail, de l’entrepreneuriat […] », explique une jeune entrepreneuse.

« C’est contraignant et maintenant on y réfléchit plus », affirme une jeune femme.

« Au-delà du coût que ça prend, c’est toutes les activités qu’on ne peut plus faire à côté », souligne une autre jeune femme.

« Avec les réseaux, on est tous derrière nos écrans […] Y’a de moins en moins de rencontres, du coup moins de couples », remarque un jeune homme.

🌍 Moins une obligation, plus un choix

Longtemps considéré comme une étape “normale” dans la vie (surtout concernant les femmes), faire un enfant devient un vrai choix personnel. La pression sociale, avant automatique, redescend. En cause, beaucoup d’angoisses en fond de tableau.

« Les journaux ont un impact là-dessus, c’est vrai qu’avec tout ce qui se passe dans le monde, y’en a beaucoup, ça les motive pas à vouloir laisser cet avenir à leurs enfants », explique un jeune couple.

« On n’a plus cette image de la maternité, on voit les mauvais côtés de la grossesse, du post-partum, même après, élever son enfant […] le temps que ça prend […] on en parle plus et c’est plus accepté maintenant, » constate une jeune femme.

« Déjà, le coût de la vie, tout est extrêmement cher. Les étudiants, on arrive pratiquement pas à survivre […], tout est stressant : trouver un taf, les conflits sociaux, politiques, y’a aussi le point de vue écologique. Vu que la vie, le monde, pue un peu la merde en ce moment […], mettre un enfant dans cet enfer, personnellement, c’est pas ma came, » confie un étudiant. Optimiste !

« Je pense qu’une femme fait des enfants beaucoup plus tard, ou n’en fait pas […], on est plus libre de ce choix, on se marie plus tard ou on se marie pas, on a le choix de faire des enfants ou de pas en faire, alors qu’avant c’était une règle sociétale […]. Même pour les carrières professionnelles, ça peut ruiner des carrières » analyse un étudiant en droit.

🧠 En vrai, pourquoi ça baisse ?

➡️ Parce que les jeunes veulent choisir leur moment, pas suivre une norme. ➡️ Parce qu’un enfant, c’est un projet de vie, pas un réflexe social. ➡️ Et puisqu’avec un loyer à 700€ pour un T2 à Clermont, bébé devra attendre d’avoir sa chambre 👶.

📊 En quelques chiffres

  • En France, 663 000 bĂ©bĂ©s sont nĂ©s en 2024, soit 2,2 % de moins qu’en 2023, et 21,5 % de moins qu’en 2010. 👉 Source : Insee – Bilan dĂ©mographique 2024En France, 663 000 bĂ©bĂ©s sont nĂ©s en 2024, soit 2,2 % de moins qu’en 2023, et 21,5 % de moins qu’en 2010. 👉 Source : Insee – Bilan dĂ©mographique 2024
  • En Auvergne-RhĂ´ne-Alpes, on a enregistrĂ© 78 459 naissances en 2023, soit une baisse de 7,7 % sur un an.En Auvergne-RhĂ´ne-Alpes, on a enregistrĂ© 78 459 naissances en 2023, soit une baisse de 7,7 % sur un an.
  • DĂ©but 2024, la rĂ©gion connaĂ®t encore une baisse de 0,4 % par rapport Ă  la mĂŞme pĂ©riode l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. 👉 Source : Insee – Statistiques rĂ©gionales 2024DĂ©but 2024, la rĂ©gion connaĂ®t encore une baisse de 0,4 % par rapport Ă  la mĂŞme pĂ©riode l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. 👉 Source : Insee – Statistiques rĂ©gionales 2024

🍼 Et du coup, bébé, c’est pour quand ?

Ben… Pas maintenant. Pas pour tout le monde. Et pas forcément du tout. En 2025, faire un bébé, c’est devenu aussi réfléchi qu’un achat sur Vinted :

➡️ « Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? » ➡️ « Est-ce que j’ai la place ? » ➡️ « Est-ce que ça va aller avec ma vie ? » ➡️ « Et si je regrette dans 2 semaines, je peux le renvoyer ou pas ? » (non.)

Bref, le cœur y est peut-être… Mais pour l’instant, c’est pas le moment d’appuyer sur « ajouter au panier » 👶🛒

Rédactrice: AMBRE

Mano Rédacteur

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