NE FAÎTES PAS VOTRE ÉDUCATION AVEC DU P*RNO
« Une position dure une heure, une fellation dure une heure et nous on bande, on débande. On disait : « Bon bah lui, il ne prend rien, ça c’est clair ! »
Sebastian Barrio – Salut, c’est Sebastian Barrio. Je suis là pour me confier à En Vrai.
En Vrai – Comment t’es venue l’idée de te lancer dans le porno ?
SB – J’avais 26 ans quand j’ai commencé le porno en 1997. Tout simplement, j’avais écouté un couple parler de leur expérience. Je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? ». Et il s’avère que j’allais au Cap d’Agde, du moins à Marseillan Plage. Tout est parti de là. J’ai des potes qui étaient au Cap d’Agde : « Tu devrais aller faire un tour au cul nu ». J’y étais et je ne suis jamais repartie. *rires*
EV – Comment ça se passe un tournage porno ?
SB – Le réalisateur t’appelle, il te dit : « Tiens, tu vas tourner avec telle actrice ». Tu dis : « Ok, pas de souci ». « On se retrouve à telle heure. N’oublie pas de faire ton test HIV, Hépatite C, chlamydia, syphilis, gonorrhée ». Un check-up, on appelle ça. La fille fait pareil. Tu as reçu un petit scénario, s’il y a un scénario. Tu arrives, tu rencontres l’actrice, dès fois tu ne la connais pas. Faut toujours les respecter, le respect est énorme, parce que tu tournes avec une fille, tu vas la pénétrer et tout ce qui suit. Même si tu ne l’as jamais rencontrée, bah tu fais connaissance. Ça peut devenir une amie, ça peut devenir ta copine. C’est un peu comme « Danser avec les stars », mais différemment quoi ! Ils dansent, nous on ne danse pas. Je fais une métaphore ! *rires*
EV – T’as été récompensé pour tes performances ?
SB – Première récompense en 2001 à Cannes. J’ai eu deux Palmes d’or, j’ai eu à peu près, je crois, 8 Awards, une récompense d’Autriche, meilleur acteur français, meilleur acteur européen, d’Allemagne. Aussi, les Venus de Berlin. Ouais, j’en ai eu à peu près 15.
EV – Ça peut durer longtemps les scènes de sexe ?
SB – Ça peut durer très longtemps après ça dépend. Je tournais pour Mario Salieri en Italie ou pour Pierre Woodman. On faisait des scènes de 10 heures. On était au Costa Rica : soft, hard, capote, sans capote. Ça m’est arrivé de faire des scènes pour les Italiens où ils vendaient sans capote et avec capote. Il fallait avoir un bon mental. C’est se dire qu’une fellation avec la grosse Beta numérique, c’étaient les grosses caméras qui sont sur toi, comme ça, en train de te filmer. Une position durait une heure, une fellation durait une heure, mais il y a aussi des one shot, comme je disais, du gonzo. Moi, j’arrivais sur la scène, je tournais pour Fred Coppula. Je tournais un gonzo avec une très jolie hongroise, je faisais une heure et demie non-stop.
EV – Faut-il s’inspirer du porno dans la vraie vie ?
SB – Ne faites pas votre éducation par rapport au porno ! Profitez de votre copine, les premiers rendez-vous, la première fois que vous touchez ou avez des ébats sexuels. Pensez aux préliminaires ! Tsais les mecs, ils pensent toujours à leurs bites, non, pensez à la fille. Juste avec un doigt, vous faites jouir une femme, un doigt.
EV – On devrait l’interdire pour les plus jeunes ?
SB – Je suis tout à fait normal, moi je pense qu’à partir de 18 ans ou la majorité sexuelle, 21 ans oui, le truc parental sur l’ordinateur est très important, bien sûr.
EV – Maintenant, t’as arrêté le porno ?
SB – Si tu regardes sur Wikipédia, oui je suis toujours acteur porno officiellement, mais à côté je suis animateur radio. Ça fait maintenant trois saisons que je fais pour Radio Arts Mada sur Facebook, sur YouTube et sur Twitch. Maintenant, je fais du live carrément, du live tous les vendredis de 18h à 20h, le Barrio Show sur Radio Art Mada tous les vendredis et on s’éclate, quoi. C’est un talk show.
EV – Une actrice préférée ?
SB – Les Françaises avec qui j’ai tourné, j’ai passé de très bons moments avec elles : Cathy Heaven, avec Dolly Golden, Nina Roberts, avec Naomi. Elles sont toutes belles, elles sont toutes superbes.
Stagiaire Rédac'