Ancré en Haute-Loire et rayonnant sur toute la France, le collectif La Nòvia est l'une des formations les plus originales de la scène folk et expérimentale française. Treize musiciens et musiciennes issus de l'Auvergne, du Béarn, des Cévennes, des Hautes-Alpes et d'Alsace, qui font se rencontrer répertoires traditionnels et pratiques d'avant-garde.
Un collectif, pas un groupe
La Nòvia, c'est d'abord une façon d'être ensemble. Pas un groupe au sens classique, mais un collectif pluriel qui réunit des musiciens et musiciennes professionnels résidant sur un large territoire : Haute-Loire, Auvergne, Rhône-Alpes, Béarn, Cévennes, Hautes-Alpes, Alsace. Cornemuses, violons, banjo, électronique, régie son : les timbres se mélangent, les géographies se croisent.
Ce qui les rassemble ? Une conviction partagée : la musique traditionnelle n'est pas un musée. C'est un terrain d'expérimentation vivant, à confronter, bousculer, explorer. La Nòvia est un lieu de réflexion et de pratique autour de ces frontières poreuses entre le trad, le contemporain et l'expérimental.
Une œuvre collective en perpétuel mouvement
En 2025, le collectif amorce un projet artistique exigeant : une rencontre entre le répertoire de Conlon Nancarrow (compositeur américain du XXe siècle, connu pour ses œuvres pour piano mécanique aux rythmes impossibles) et l'artiste électronique Jessica Ekomane, spécialiste des musiques multiphoniques et des systèmes sonores distribués. Une sortie de résidence est présentée lors du festival Modal/FAMDT à Clermont-Ferrand (12-14 juin 2025).
Cette création, intitulée VARIATIONS, est ensuite présentée en 2026 au Festival Archipel à Genève et au Lieu Unique à Nantes, dans le cadre du festival Variations. Des scènes nationales et internationales qui confirment que La Nòvia dépasse largement les frontières auvergnates.
Le collectif est également régulièrement présent à la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand, leur maison sur scène.
L'Auvergne comme ADN sonore
Ce qui distingue La Nòvia, c'est l'honnêteté artistique d'un ancrage territorial revendiqué. Les cornemuses 11 pouces, les répertoires de bourrée, les chants à danser : autant de matériaux sonores issus des montagnes d'Auvergne et du Massif Central, traités non comme des reliques mais comme des matières premières vivantes, à malaxer, distordre, amplifier.
« Un lieu de réflexion et d'expérimentation autour des musiques traditionnelles et/ou expérimentales », résument eux-mêmes leurs partenaires institutionnels. Une définition sobre pour une musique qui, elle, ne l'est pas.