Être artiste à Appuy Culture
« Aujourd’hui, on va parler culture et comment vivre de sa passion avec Appuy Culture ! »
Julie Siboni – Je suis Julie Siboni et je suis vidéaste chez Appuy Culture. Donc vidéaste : faire des films de commande et moi essentiellement, dans le monde du spectacle vivant, associatif, économie sociale et solidaire.
Yoann Sarrat – Je m’appelle Yoann Sarrat, je suis danseur et écrivain. J’ai monté une compagnie qui s’appelle FREEING en 2016 avec Thierry Nguyen. Je suis également vacataire à l’Université Clermont Auvergne, donc je donne des cours en arts du spectacle sur la danse, l’histoire de la danse, l’esthétique de la danse. Je donne un cours de théorie et pratique des arts.
Marie Rousseau – Marie Rousseau, designer graphique, également artiste plasticienne. J’ai fondé Georges Studio, mais je me suis plutôt spécialiséé dans l’univers culturel, déjà parce qu’on peut travailler dans plein de secteurs différents. Et je travaille beaucoup avec du print, c’est-à-dire plutôt des flyers, des affiches, des prospectus.
Gaëtan Mazaloubeaud – Je suis Gaëtan Mazaloubeaud, je suis designer. Je travaille essentiellement avec des collectivités sur des projets d’aménagement d’espaces, des espaces publics, du mobilier urbain, des projets d’aménagement de quartiers, des cours d’école sur des modes participatifs.
Anne Boissau – Anne Boissau et j’exerce le métier d’artisan lissière sous le nom de AnnKiTiss. C’est les métiers de la lisse et donc je fabrique des objets à partir des lisses, c’est-à-dire des tapisseries ou des tapis.
En Vrai – Quel est ton statut ?
MR – Je suis salariée de la coopérative et je mène mon activité : je prends mes contrats, je mène les projets en toute autonomie.
GM – Ça compile les avantages du salarié et les avantages du patron.
EV – Tu peux en vivre aujourd’hui ?
JS – Appuy Culture permet de stabiliser ma situation. T’es en CDI, t’es annualisé. Ça t’assure un revenu et une sécurité permanente.
AB – Je vis de mon activité, on va dire… en grande partie.
GM – C’est déjà une grande chance d’arriver à vivre d’un métier passion, effectivement.
EV – Quels sont les avantages ?
JS – Il y a cette sécurité là, en fait, où un jour, je peux quitter bien sûr Appuy Culture. Ce n’est pas du tout prévu mais j’aurai droit au chômage, au régime général.
AB – Alors, j’avais dit tout ce qui est formation et là, par rapport aux réseaux sociaux par exemple, j’étais un peu une quiche…
JS – Il y a une facilité quand même, c’est hyper simple : je te fais un devis, tu me fais une facture et hop hop hop hop… Et c’est fait quoi !
YS – Pouvoir collaborer avec d’autres artistes et avec des entrepreneurs culturels.
EV – T’as déjà eu des galères professionnelles ?
YS – De danser dans des brocantes par exemple, sans être payé…
MR – Oui : les premiers contrats à bosser à fond et à se dire “bon bah… Je vais peut-être, oui… faire autre chose”.
JS – Par contre, grâce à Appuy, je n’ai eu aucune difficulté à me lancer.
EV – C’est quoi Appuy Culture en gros ?
GM – Une coopérative d’activités et d’emplois, c’est le statut d’Appuy Créateurs.
JS – Moi, je vois ça presque comme une ruche. Tu vois… On est chacune dans des petites alvéoles de la ruche.
GM – En apportant du chiffre d’affaires au nom de la coopérative et d’être salarié en retour.
YS – Une coopérative qui mélange les secteurs, qui mélange les disciplines, qui mélange les arts.
AB – Tout seul, on va vite, mais à plusieurs, on va plus loin.
EV – Ça a été quoi ton déclic ?
MR – Je suis revenue sur la région, c’était évident. Je suis allée voir tout de suite coopérative sur la région.
GM – Idéologiquement, je savais que j’étais raccord avec cette idée de mettre en commun des ressources entre entrepreneurs.
AB – J’avais besoin d’être entourée. J’avais besoin d’être confortée dans ce nouveau métier. Pour moi, c’est une reconversion.
EV – Un message pour ceux qui hésitent ?
MR – Il faut y aller, il ne faut pas avoir peur de se planter.
JS – Je pense qu’il faut aller les rencontrer.
AB – Venez aux réunions d’information.
Mano Rédacteur