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Procès aux assises à Riom : trois casses de bijouteries dans le Puy-de-Dôme jugées cette semaine

Procès aux assises à Riom : trois casses de bijouteries dans le Puy-de-Dôme jugées cette semaine

Publié le 21 avril 2026
Temps de lecture : 6 minutes

Depuis le lundi 20 avril et jusqu'au vendredi 24 avril 2026, la cour d'assises du Puy-de-Dôme examine une série de trois cambriolages de bijouteries commis en 2022. Six personnes de nationalité roumaine sont jugées à Riom pour vols en bande organisée. L'un des faits reprochés concerne directement le territoire auvergnat : le cambriolage de la bijouterie Fustier à Issoire, dans la nuit du 5 au 6 avril 2022.

Trois bijouteries cambriolées, des centaines d'heures d'écoutes téléphoniques, des analyses de géolocalisation… et six accusés face à la justice. Cette semaine à Riom, la cour d'assises du Puy-de-Dôme décortique une affaire de vols en bande organisée qui a marqué le territoire en 2022. Au cœur du dossier : une enquête minutieuse menée par la gendarmerie de Clermont-Ferrand qui révèle un mode opératoire structuré.

Ce qu'il se passe à Riom

Depuis lundi, six personnes comparaissent devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme, réunie dans une composition spéciale de cinq magistrats professionnels sous la présidence d'Hélène Moreau. Cette configuration, issue de la loi de juin 2025 sur le narcotrafic, s'applique aux faits commis en bande organisée lorsque les accusés sont en état de récidive légale.

Les six accusés, tous de nationalité roumaine, sont jugés pour trois cambriolages de bijouteries survenus entre mars et juin 2022 : à Issoire dans le Puy-de-Dôme, à Loudéac dans les Côtes-d'Armor et à Rennes. Quatre d'entre eux – Alexandru Glass, Iulian Alescuti, Ionut Irimia et Daniel Costel Mandache-Ursiche – ont reconnu dès l'ouverture du procès avoir participé aux vols. Les deux autres accusés, dont l'ex-compagne de Glass et une personne ayant transporté un colis de bijoux en Roumanie, auraient joué un rôle plus périphérique et plaident l'innocence ou la bonne foi.

Le procès s'est déroulé sur plusieurs journées. Lundi 20 avril marquait l'ouverture, mardi 21 avril l'audition d'un premier directeur d'enquête, et mercredi 22 avril celle de la directrice d'enquête, le capitaine Delphine C., de la section de recherches de la gendarmerie de Clermont-Ferrand. Les plaidoiries et le délibéré sont attendus pour vendredi 24 avril.

Pourquoi c'est important dans le Puy-de-Dôme

Ce procès concerne directement le territoire auvergnat. La bijouterie Fustier d'Issoire a été ciblée dans la nuit du 5 au 6 avril 2022. Ce cambriolage s'inscrit dans une série de vols qui ont touché plusieurs régions françaises.

Au-delà du préjudice matériel subi par les commerçants, ce type d'affaire soulève des questions de sécurité pour les professionnels du secteur dans le département. Les bijoutiers sont des cibles privilégiées en raison de la valeur des marchandises et de la facilité de revente des bijoux dérobés.

L'enquête menée par la gendarmerie de Clermont-Ferrand a mobilisé des moyens importants : analyses de géolocalisation, exploitation de milliers d'écoutes téléphoniques, y compris pendant la détention provisoire des accusés, et recoupements minutieux. Ces investigations ont permis d'identifier rapidement les protagonistes et de démanteler ce qui est présenté par l'accusation comme une organisation structurée.

Ce que l'on sait précisément

Les faits :

  • Trois bijouteries ont été cambriolées entre mars et juin 2022 : Issoire (Puy-de-Dôme), Loudéac (Côtes-d'Armor) et Rennes (Ille-et-Vilaine).
  • Six personnes sont jugées à Riom du 20 au 24 avril 2026.
  • Quatre accusés ont reconnu les faits qui leur sont reprochés.

L'enquête :

  • Menée par la section de recherches de la gendarmerie de Clermont-Ferrand.
  • Exploitation de la géolocalisation des véhicules utilisés.
  • Milliers d'écoutes téléphoniques analysées, y compris entre les accusés durant leur détention provisoire.
  • L'enquête a permis d'identifier rapidement les protagonistes.

L'accusation :

  • L'avocat général Tristan Boffard défend la thèse d'une action très concertée et organisée.
  • Le capitaine Delphine C., directrice d'enquête, a décrit lors de son audition du 22 avril un "fonctionnement très concerté" impliquant "repérages, logistique et coordination".
  • La qualification de "vols en bande organisée" a été retenue.

Les accusés :

  • Six personnes de nationalité roumaine.
  • La plupart sont en état de récidive légale (déjà condamnés dans divers pays européens, selon certaines contestations).
  • Deux profils : quatre accusés au rôle actif, deux au rôle périphérique.

Calendrier judiciaire : Le procès se poursuit jusqu'au vendredi 24 avril 2026 à la cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom. Les plaidoiries des avocats de la défense et le réquisitoire de l'avocat général Tristan Boffard sont attendus dans les prochains jours. Le délibéré et le verdict seront prononcés vendredi.

Décisions à venir : Les cinq magistrats professionnels devront trancher sur :

  • La qualification de bande organisée.
  • La reconnaissance de la récidive légale pour chaque accusé.
  • Les peines encourues pour chacun des six prévenus.

Impact : Cette affaire pourrait servir de jurisprudence dans l'application de la loi de juin 2025 sur le narcotrafic, qui prévoit une composition spéciale de la cour d'assises pour les faits commis en bande organisée. Le verdict attendu vendredi sera scruté par les professionnels du droit et les acteurs de la sécurité dans le département.

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