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Clermont 2028 : les 7 millions qui font débat...

Clermont 2028 : les 7 millions qui font débat...

Publié le 26 juin 2026 par Sarah Aliane

Près de 7 millions d’euros investis, huit années de préparations… et au bout du compte, aucun titre de Capitale européenne de la Culture 2028. Alors que le projet semblait définitivement derrière Clermont-Ferrand, un récent rapport de la Chambre régionale des comptes remet le dossier sur le devant de la scène. Entre dépenses jugées excessives, gouvernance critiquée et financièrement majoritairement public, les conclusions du rapport interrogent. 

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Un projet qui devait faire rayonner Clermont

Lancée en 2015, la candidature Clermont 2028 ne concernait pas seulement Clermont-Ferrand. Elle associait plusieurs collectivités du Massif Central autour d’une ambition commune : utiliser la culture comme moteur de développement du territoire. 

L’objectif était de renforcer l’attractivité de Clermont, attirer davantage de touristes, soutenir les acteurs culturels et changer l’image du territoire à l’échelle européenne.

Mais en décembre 2023, le jury en décide autrement : c’est Bourges qui est désignée Capitale européenne de la Culture 2028.

« Les gagnantes sont les villes qui comprennent la culture comme moteur de développement urbain. » affirme Ulrich Fuchs, ancien président du jury des Capitales européennes de la Culture.

Le savais-tu ? Le label Capitale européenne de la Culture existe depuis 1985. En France, seules quatre villes l’ont obtenu : Paris (1989), Avignon (2000), Lille (2004) et Marseille (2013). Bourges deviendra la cinquième en 2028.

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Près de 7 millions d’euros engagés

Et oui c’est le chiffre d’affaire qui fait aujourd’hui réagir. 

Selon la Chambre régionale des comptes, près de 7 millions d’euros ont été consacrés à cette candidature. Environ 75 % de cette somme provient de financements publics, tandis que la part du financement privé est restée limitée à 6 %, bien en dessous des ambitions affichées au lancement du projet. 

Olivier Bianchi, ex-maire du PS et président de l’association lors de sa première année d’existence, assume ce déséquilibre : « C’est évidemment un projet public, parce que c’est un projet d’ambition publique. Avant que les mécènes viennent, il faut que l’énergie soit portée par la puissance publique ». Selon lui, le plus étonnant dans cette affaire, c’est la manière dont cet argent a été dépensé.  Le rapport souligne également que plusieurs dépenses ont été jugées « excessives », notamment concernant les frais de restauration, les taxis, certains déplacements et les relations presse.

« Les dépenses de communication externe sont significativement majorées par la candidature au titre de Capitale européenne de la Culture. » affirme la Chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà des dépenses, les magistrats pointent aussi un manque de pilotage et de suivi sur plusieurs aspects du projet, appelant la Ville à renforcer l’évaluation de ses futures actions de communication.

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Gaspillage ou investissement ?

Le rapport relance aujourd’hui un débat qui divise.

Pour certains, dépenser plusieurs millions d’euros d’argent public pour une candidature finalement non retenue constitue un échec difficile à justifier.

À l’inverse, les défenseurs du projet rappellent que cette candidature a permis de financer des initiatives culturelles, de créer des collaborations entre de nombreux acteurs locaux et d’offrir une visibilité nouvelle à Clermont-Ferrand et au Massif Central.

Autrement dit, même sans le label, certains estiment que le territoire a pu bénéficier d’une dynamique qui dépasse le seul résultat de la compétition. 

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Ce rapport pose une question qui dépasse largement Clermont-Ferrand : jusqu’où une collectivité peut-elle investir pour développer son attractivité ? Entre pari sur l’avenir et utilisation de l’argent public, chacun se fera son opinion. Une chose est sûre : plusieurs mois après l’échec de Clermont 2028, le sujet continue de faire parler. Et toi alors t’en penses quoi ? N’hésite pas à me donner ton avis !

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